Ces artistes, qui sont passés par la voie classique, la “grande porte”, les années de labeur et de répétition, l’ascension graduelle… et qui finalement, deviennent le porte-étendard bien involontaire du dicton “Nul n’est prophète en son pays”. Loin des enfants de la télé et du système des vedettes créées avec une date de péremption.  J’en connais un: le baryton Jean-François Lapointe. Je suis très heureuse de le compter parmi mes amis et d’avoir l’honneur de “toucher” un peu à sa carrière puisque je m’occupe de son site internet.

Né bleuet, il a grandi québécois et se fait un devoir de porter avec lui, partout où il va, son identité francophone. En tant que chanteur d’opéra, le choix de répertoire qui s’offre à lui contient des perles de compositeurs français et au fil du temps, il s’est forgé une solide réputation de défenseur de la culture opératique française. Est-il connu au Québec? Si peu! Une frange de connaisseurs court ses très rares apparitions dans la Belle Province. Peu médiatisé chez nous, il est pourtant fort reconnu en France, entre autres. Christophe Huss a d’ailleurs publié un papier à ce propos dans Le Devoir, la veille d’un récital auquel j’ai eu la chance d’assister. La reconnaissance tarde à arriver pour ce baryton de grand talent, espérons que les prochains mois me feront mentir!