Au lever, je savais qu’on manquerait de temps: l’Homme veut voir Juno Beach, je veux voir Etretat. Choix facile: Juno Beach est “sur le chemin”, et Etretat est “trop loin”… Nous partirons donc très rapidement pour avoir le temps de visiter Juno Beach, et espérer pouvoir faire un détour par Etretat avant d’aller à Amiens. Malheureusement, impossible de visiter plus vite, et voyant le temps filer, on prend la direction d’Amiens.

Pour ceux qui se demandent, Juno Beach, c’est une plage. Il n’y a presque plus rien sur le sable, les restes du débarquement du 6 juin 1944 ont été posés sous verre dans un musée, ou sont exposés en retrait de la plage, qui est exploitée par l’Ecole de Voile Française. Parmi les gros trucs visibles, il reste la croix de Lorraine, un tank, et quelques bunkers allemands. Pourquoi avoir visité Juno Beach alors ? Parce que c’est l’endroit qui a vu débarquer le plus de régiments canadiens lors de l’opération Overlord. Fait intéressant à savoir: avant l’érection du Centre Juno Beach en juin 2004 (à l’occasion du 60eme anniversaire du D-Day), le plus gros mémorial à la gloire des Canadiens ayant débarqué sur cette plage était… un tank. Inutile de dire que le Centre Juno Beach a défroissé quelques dignitaires et vétérans…

Pour le reste de la journée, nous avons roulé, roulé, roulé, jusqu’à ce qu’on aperçoive la tour Perret, signe que nous ne nous sommes point perdus et que nous sommes bien à Amiens. Nous y avons retrouvé Rémi et sa douce, ainsi que leur chatte suicidaire qui nous a fait quelques frousses pendant la nuit. Merci encore à vous 3 🙂

Sommaire de la journée: 441 km parcourus, la plus grosse journée du périple. Le reste, en images:

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