L'eau courante

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La leçon du jour: la musique sauve des vies.

Hier, je suis allée courir dehors (youpi) et, pour une raison qui m’échappe, je suis partie sans mon éternel iPod Shuffle (oui Anne, celui que tu m’as offert avant Mathusalem!).

J’avais oublié ce que c’était de courir dehors en octobre, et j’avais aussi un peu oublié ce que c’était de courir sans musique. Pour couronner le tout, je suis sortie « tard » selon mon habitude: généralement, passé 17h00, j’oublie ça… mais c’était là où jamais. (Mon heure habituelle c’est entre 10h00 et midi, voire maximum 13h00.)

Bon, je ne suis pas sortie pour faire un temps-de-la-mort-qui-tue (même si je suis morte), je suis surtout sortie pour éviter de mourir dans le gras que je fabrique à vive allure avec mes 12h d’ordi quotidien et l’alimentation intipeu-moins-bonne qui caractérise trop souvent les périodes de travail plus intense. (J’pas parfaite, en voilà une énième preuve!)

Tout ça pour dire que: je suis allée courir sans musique, passé 17h00, en octobre.

Premièrement, après 6 minutes, je trouvais le son de mes pas légèrement hypnotisant. Après 12 minutes, carrément abrutissant. C’est là que je me suis mise à oublier de respirer. Mauvaise idée, soit dit en passant.

Deuxièmement, courir après 17h00 m’expose à un trafic automobile plus dense dans les rues. Forcément, avec la loi du nombre, ça augmente les chances de tomber sur des crétinos du volant. En plus, ils sont tous pressés d’aller chercher les enfants au service de garde, rentrer à la maison, souper… exit la belle courtoisie de 11h15, quand on me fait gentiment signe de la main que je peux procéder à l’intersection. Non, les stops se font en 2e en regardant juste à gauche. La prochaine fois je crie, connasse en Mazda 2 vert pomme. (Me semble j’ai déjà parlé de toi dans une chronique précédente, en plus.)

Troisièmement, courir en octobre, ça permet de redécouvrir les décorations d’Halloween du voisinage. (Ça aussi, il me semble en avoir déjà parlé.)

Puisque je porte un regard critique sur la société, je me permets de vous exposer ma classification des décorations festives du 31 octobre. (De rien, c’est gratuit.) 

20101024_citrouille-15D’abord, il y a les décorations gentilles et mignonnes: les citrouilles avec ou sans chandelle et sculpture, les fausses toiles d’araignée dans les buissons, et les autocollants de sorcières et de fantômes aux airs rieurs. Âge des enfants dans la maison: 2-5 ans. 

Ensuite, il y a les décoration de squelettes articulés, de pierres tombales et les décors pseudo-glauques. Âge des enfants: 6-10 ans.

Puis, il y a la version « sans nom » de la Maison Hantée. Vous savez, il y a au moins une maison comme ça dans chaque quartier, dont le propriétaire prend 30 jours à se préparer, transformant littéralement son terrain en sentier d’hébertisme pour amateurs de sensations fortes en plein air. Bonus murs complets, structures en 2X4, haut-parleurs et machins animés grâce à un détecteur de mouvement. Âge des enfants: 30-55 ans.

Non, rassurez-vous, je n’ai pas oublié les hideuses décorations gonflables. Ça, euh… je n’ai jamais trop su quoi penser de ça, outre que c’est le fast-food de la décoration: ça se sort vite, ça se range vite, c’est de mauvaise qualité, ça ne dure pas longtemps, c’est jetable et ça représente à merveille la façon dont la plupart des gens consomment.

Attardons-nous à un des éléments du 3e type de décoration: les bidules animés, produisant sons et lumières, activés par un détecteur de mouvement. Disons que vous êtes un tant soit peu malin… vous ne laisserez pas les sus-mentionnés bidules allumés en permanence, non? Si? Ça ne manque pas de piles? C’est branché sur les prises du voisin? Vous avez un panneau solaire juste pour ça?

(Y’a un lien avec la course, je vous jure.)

Or donc, si je perds tout ce temps à vous décliner les genres de décorations halloweenesques, c’est parce que, vous vous doutez bien, j’ai une péripétie reliée à l’une d’elles.

À précisément 3,3 kilomètres, hier, j’ai réduit mon espérance de vie de 6 mois. Je trottinais, à l’approche d’une intersection. Le terrain de la maison sise à l’angle que je m’apprête à contourner est délimité par des haies de cèdre ma foi fort enviables de par leur hauteur et leur épaisseur -idéal pour l’intimité. Une jolie petite tonnelle garnie d’un sympathique portillon permettent l’accès à la cour derrière la haie, et ce type d’installation existe sur les deux angles exposés à la rue. Au passage de la première tonnelle, un drap blanc s’anime tout en émettant un OooOooUOUuuuUUUUuuUHHHHhhHH. Je roule les yeux en soupirant, ma fréquence cardiaque passe de 155 à 165. (Je trottine, je vous rappelle.) Une fois à l’intersection, je tourne à ma gauche, suivant donc la haie de cèdre, qui fait le coin de la rue. Je passe la deuxième tonnelle, en pensant toujours à l’abruti de fantô— !!! – – MOUHAAHHAHAHAHAHAHHAHAHAHAAaaaaaah!!!! (Ça, c’est pas moi.) AAAAARRGH!!!!!! (Ça, c’est moi.) Fréquence cardiaque: 205. Un piéton-à-pôtit-chien de l’autre côté de la rue éclate de rire. 

Ne. Plus. Jamais. Sortir. Sans. Mon. iPod. Ou un défibrillateur. La musique aussi sauve des vies.

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J’ai un témoin!

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En bref…

  1. MOUHAAHHAHAHAHAHAHHAHAHAHAAaaaaaah!!!!
    Mautadit que j’aurais voulu être le piéton à tit chien de l’autre côté de la rue!!!!!!!!!
    MOUHAAHHAHAHAHAHAHHAHAHAHAAaaaaaah!!!! MOUHAAHHAHAHAHAHAHHAHAHAHAAaaaaaah!!!! MOUHAAHHAHAHAHAHAHHAHAHAHAAaaaaaah!!!!

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