Allez je vous fais un résumé des derniers jours, avec des images en plus, parce que ça me fait plaisir d’étaler ma confiture, et que vous valez plus que de la marmelade.

Vendredi: long et pénible cheminement vers mon bled “natal”, La Tuque. Route pas belle, verglas, flotte, neige, bref, que du bonheur.
En soirée, j’ai constaté que “rien ne se perd, rien ne se crée, tout se transforme, mais plus ça change, plus c’est pareil”. Les rues sont aussi désertes, la ville aussi moche, les bars aussi nuls et les jeunes aussi cons. En fait, c’est facile, les seuls qui sont pas cons sont mes amis. (Oué, je suis élitiste. Et faites pas cette tête, vous le saviez. :p) Seule chose qui m’a frappé de cette ville, la petite station de ski, illuminée. Et c’est là que je m’en veux de ne pas avoir fait de photo, c’était vraiment joli. Mais j’aurai d’autres occasions… enfin j’espère.

Samedi, 08h00: il fait un temps extra moche dehors, j’ai 1cm de verglas à gratouiller sur ma bagnole, et on a 110 km à parcourir pour aller au domaine de mon papa pour cause de tournage d’une émission. Pas de chance, lorsqu’il ne nous reste que 16 km à parcourir, on apprend qu’ils n’ont pas encore été rendus pratiquables par la charrue chargée du déneigement. D’ailleurs, y’a que les motoneiges qui peuvent se frayer un chemin là-dedans.

Samedi, 11h30: Après avoir attendu 1h30 à l’entrée du chemin, l’équipe de tournage nous a rejoint, et yapluka attendre que la gratte passe pour nous ouvrir le chemin. Retard dans le planning, tout ça, bref, en arrivant sur place, fallait pelleter pour accéder aux maisons. Youpi. Me suis bien massacré les trapèzes, mais personne ne l’a su, surtout pas le caméraman, lui il s’est juste contenté de se foutre de ma gueule pendant que je mettais mon pantalon pour aller “jouer dans la neige”.
Ce qui est drôle, c’est que ceux de l’équipe de tournage qui n’avaient pas vu de photos du domaine s’attendaient à ceci, mais ont eu la surprise de voir cela. Légère différence…

Samedi, 13h00: Le tournage commence, avec tout ce qu’il implique de filmage en triple des scènes pour avoir différentes prises de vue. C’est tout de même intéressant de voir comment une équipe professionnelle travaille, mine de rien, j’ai retenu plein de trucs.
Là où votre héroïne entre sur la piste: on m’a fait faire le tour du domaine avec des raquettes aux pieds. Mais pas n’importe lesquelles, de raquettes. Oh non. Celles avec cadre en bois, attache en cuir, et filet en babiche. Yeah. Ze authentique-genuine-trappeur-and-coureur-des-bois stuff. Quand je pense que le caméraman, lui, il avait des belles raquettes en alu, avec crampons… Gnumpf.

Samedi, 16h30: fin du tournage à l’extérieur, apu soleil. Intérieur time… c’est là que j’ai pris conscience que ce qu’on voit à la télé, c’est pas toujours vrai. (Sisi, je tombe des nues là hein.) On nous a fait asseoir autour d’un beau feu de cheminée qui avait l’air de chauffer à fond la pièce… alors qu’il faisait à peu près 4°C (y’a pas l’électricité là-bas) et que ceux qui étaient hors champ portaient leur manteau d’hiver, et que ceux qui se faisaient filmer (dont moi, bien vu, petits malins) devaient faire semblant de ne pas grelotter, assis sur un tapis en faux poil de je sais pas quelle bestiole qui fut jadis blanche. Gla, gla, gla.

Samedi, 18h00: fin du tournage pour la journée. On remballe tout. Hop, petit verre de vin avec le patriarche, maître céans (mon papa), pour se réchauffer, et c’est là le moment de la soirée le plus intéressant pour moi, puisque j’ai pu discuter “technique” avec le caméraman.

Samedi, 21h00: retour à La Tuque, crevée, morte, bref, “c’est pas fait fort cette jeunesse-là”. Mais ma soirée n’était pas finie, j’avais des gens à voir, et ça pouvait pas attendre. Donc, soirée (et une partie de la nuit) passée à siroter de la Kokanee (bière pas trop dégueu) et à grignoter des Doritos (chips qui sont trop bien et qui sont introuvables en France, allez en Belgique, z’en ont :p) et à se dire que le bon vieux temps c’était pas si loin que ça, et que c’était encore possible de le revivre. Bref, cool. Vraiment. Ca valait la peine de se coucher à 5h00 du mat :D.

Dimanche, 11h00: après constat du beau temps qui règne dehors, décision prise sur les chapeaux de roues de retourner au domaine (le tournage continuait, ce n’était pas très prévu que j’y sois pour la 2ème journée), cette fois-ci, accompagnée. (Hop, moi aussi, je fais des photos sans le dire :p) Pas trop de pépins en chemin, à part que j’ai dû reculer sur environ 4 km parce que le chemin n’était pas assez large pour croiser un 4X4 et sa grosse remorque inutilement trop large. (Bien fait pour ta gueule que tu te sois enlisé dans le banc de neige, tiens, ça t’apprendra.)

Dimanche, 14h30: pas de tournage avec moi alors j’en profite pour faire visiter le domaine à mon accompagnateur. C’est l’heure de la chasse aux wallpapers, je crois que j’en tiens un.

Dimanche, 16h00: pendant quelques minutes, je retrouve mon petit rituel d’enfant: courir vers la voie ferrée pour regarder passer le train.

Dimanche, 16h30: on lève les voiles, il commence à faire nuit, et j’ai pas envie de me farcir le chemin dans l’obscurité. On a bien fait de partir relativement tôt, on a eu droit à un renard et de jolies couleurs dans le ciel.

Bref, chouette weekend, vraiment. A refaire, avec un peu plus de sommeil et moins de neige à pelleter et moins de nids de poule et de poulets à éviter sur la route. J’ai réussi à éviter le plus gros des nids de poule, mais le gros poulet, lui, il m’a bien eu. Salaud. Si t’avais pas été jeune et mignon, je te me l’aurais fait bouffer, ta contravention, va.

(Qui c’est qui a rigolé ?? Hhhmm ??)