Ou l’art de rendre hilarant un truc banal quand on le raconte à une foule en proie à une immense fatigue et à une bonne consommation d’alcool.

Voici l’histoire.

Attaquée par une envie de bouffer, je me suis dirigée vers la cuisine. Quoi de plus logique, me direz-vous, car habituellement, c’est l’endroit où on a le plus de chances de trouver quelque chose de comestible dans toute la maison. Donc, une fois dans la cuisine, je fouine dans le frigo et les armoires, à la recherche d’un truc qui pourrait me remplir la dent creuse. Ainsi cherchant, je tombe (*BAM* *aïe*) sur un contenant de plastique. (D’ailleurs, ce contenant contenait des bonbons, pas du plastique.)(Mais bon, à juger de la consistance desdits bonbons, ç’aurait pu en être.) Heureuse, je pris le contenant et me mis en frais de l’ouvrir afin de goûter à ces trucs en forme de cœur de couleur rouge et rose. Contenant tout neuf, vierge, inexploré, donc pas encore ouvert. Ce qui implique la petite bande de plastique, aka “sceau de fraîcheur” (AHEM) autour du couvercle.

La lutte commence.

J’essaie d’abord par la force, je tire sur le sceau de fraîcheur.
Il s’étire. Il s’étire encore. “Le bougre”, me dis-je, “il finira bien par casser !”
Mais non, car sceau de fraîcheur qui s’étire ne casse pas.

2ème tactique: je le prends à revers.
Puisqu’étiré, le sceau de fraîcheur laissait un petit jeu suffisant pour me permettre d’enlever le couvercle.
Super, j’avais accès aux bonbons.
Là où ça se corse, comme dirait Napoléon, (je sais, je l’invente pas, et alors ?) c’est pour remettre le couvercle en place après avoir dégusté ces machins.
Il me fallait donc encore enlever le grmbl de sceau de fraîcheur qui commence à me les casser royalement.

3ème tactique: la ruse. “Normalement”, tous ces sceaux de fraîcheur comportent une ligne pointillée destinée à en faciliter le retrait. Pourquoi ne pas l’avoir D’ABORD cherché ? Parce que j’emploie la force avant la ruse. (Je vous l’ai dit, je pense comme un homme la plupart du temps.)(Oui, j’avoue, c’était petit. Mais ça a le mérite d’être franc. ;p) Donc, je cherche la ligne pointillée. Après trois tours complets du machin, en inspection minutieuse, j’abdique: no pointillés at all.

Tactique numéro 4: les dents.
À morde dans ce machin, j’allais bien finir par le faire casser.
MAIS NON, le saligaud décide de s’effilocher sur le sens de la LONGUEUR !
“TROP, C’EST TROP !”, m’exclamais-je, exaspérée.
Je me saisis de l’arme tranchante la plus proche, (un adorable tournevis étoile)(quoi, c’est pas tranchant ? ratez votre cible, ou fraisez votre vis, puis enfoncez-vous la pointe de cette arme de jet dans la main, vous verrez que c’est tranchant) et, dans un mouvement rageur, j’arrachai littéralement le sceau de fraîcheur, qui maintenant ne scelle plus rien du tout, encore moins fraîchement.

Voilà.

Maintenant si vous voulez bien m’excuser, je vais aller ranger ce contenant.

Pour ceux qui veulent savoir, les bonbons avaient un goût sucré.